Repeupler nos régions grâce aux télétravailleurs

Dans un article paru dans Néorurale.ca en juin 2014 («L’essor du télétravail en milieu rural») Bernard Vachon souligne que les régions rurales québécoises ont tout intérêt à voir dans le télétravail une opportunité permettant de repeupler et de développer nos territoires ruraux.

Selon Bernard Vachon, il est important de considérer le télétravail non pas comme un métier parmi tant d’autres, mais plutôt comme le résultat d’une transformation en profondeur de l’organisation du travail dans nos sociétés développées, touchant ainsi plusieurs métiers.

En France, le Pays de Murat  (qui pourrait inspirer le Haut-Saint-François, notamment avec ses actions ciblant la pollution lumineuse) fait la preuve d’une telle opportunité.

En effet, le 16 septembre 2014, le magazine français «Village» (lui-aussi très inspirant pour le Haut-Saint-François puisqu’il y a de nombreux articles sur des projets menés à travers la ruralité française : éco-hameaux, accueil de nouveaux arrivants, innovations entrepreneuriales, etc.) a publié un reportage expliquant comment une politique active autour de l’accueil et de l’accompagnement d’entrepreneurs en télétravail a permis à ce petit territoire rural français de 6 000 habitants d’attirer 52 personnes (jeunes professionnels) dont 16 enfants scolarisés.

Une politique active favorisant l’attrait de jeunes professionnels doit développer un véritable système d’accueil et d’accompagnement. Il faut arrêter de croire qu’une simple publicité «fait la job» pour attirer du monde. Il faut offrir du tangible et aller plus loin que de vanter les paysages, le patrimoine et la nature qui sont à la base de tous les territoires ruraux.

Par exemple, le Pays de Murat a mis en place plusieurs éléments : des télécentres, un espace de travail partagé, un soutien au télétravail indépendant et salarié, une plateforme d’emplois et de missions en télétravail, un forum du télétravail, du logement passerelle, des résidences d’entrepreneurs, etc.

Afin de mieux comprendre cette opportunité, quoi de mieux que de découvrir les raisons qui motivent ces jeunes professionnels à choisir le télétravail en ruralité.  Amélie Roberge nous explique son choix dans son article : «Télétravailler». Toute une réalité à découvrir!

«Nous ne faisons rien parce que nous n’avons pas d’argent!». Mais c’est précisément parce que nous ne faisons rien que nous n’avons pas d’argent. (J.M. Keynes)

2 réflexions sur “Repeupler nos régions grâce aux télétravailleurs

  1. Jerry, super de belle article qui nous permet d’ajouter des éléments à notre ville

    Robert G. Roy, maire Ville de East Angus

  2. Bonjour Jerry

    Pour faire suite à ton texte sur le télétravail, voici un petit mot pour parler de la situation de l’Internet dans le HSF. À part les personnes qui ont accès à la fibre optique, les autres sont «mal» desservies : ADSL sur les lignes téléphoniques au-delà d’une certaine distance, Wi-Max et Wi-Fi à vitesse plus que variable et à un coût élevé (j’ai un forfait 5 MB/s qui tourne à 1 MB/s «et moins» avec limitation de vitesse de téléchargement imposée si je dépasse mon quota, avec une augmentation du tarif en conséquence), ou satellite, qui est encore pire malgré le fait qu’on puisse avoir accès à la télé et l’Internet en même temps.

    Ce serait intéressant de 1) dresser l’inventaire du (des) réseau(x) de fibre optique dans le HSF, et 2), de faire des pressions auprès du CRTC pour que les zones rurales du Québec, du Canada, soient mieux desservies tant en téléphonie mobile qu’en accès internet.

    Je salue les efforts de la MRC qui a investi beaucoup d’énergie pour brancher tout le monde. Je signale aussi que le CRTC a imposé à Bell et ses filiales, en 2010, « d’étendre le service Internet à large bande à 287 collectivités  » pour 2015 dont, dans notre MRC, Bury, Cookshire, La Patrie et Weedon. Ce me semble avoir été fait si je me fie au nombre de tours installées en région. (J’ai en main une série de documents du CRTC sur la question). Je me propose, dans un avenir prochain de vérifier si ce mandat du CRTC a bien été exécuté et s’il l’a été correctement. Le jargon spécialisé est obscur et il n’est pas facile pour un néophyte comme moi de savoir ce qu’implique ce «service large bande».

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