L’organisation d’abord, l’action ensuite

L’action visant le développement d’un territoire a plus de chance de porter ses fruits lorsqu’elle est organisée plutôt que ponctuelle aux aléas des évènements et des propositions exogènes au territoire.

En effet, l’organisation de l’action est d’autant plus efficace quand les acteurs (élus, citoyens et professionnels du développement) partagent les mêmes croyances quant à la manière d’agir sur le développement. Il ne s’agit pas de rallier tous les acteurs à la croyance d’un d’entre eux, mais plutôt que les acteurs bâtissent ensemble une croyance commune, leur Vérité.

Cette croyance commune va ainsi faciliter l’organisation de l’action et, par conséquent, son efficacité. Plusieurs symptômes vont alors apparaître :

  • les acteurs partagent un but commun,
  • les actions font sens pour tous les acteurs,
  • tous les acteurs comprennent bien leur rôle,
  • tous les acteurs sont complices et travaillent en synergie,
  • il existe des liens fluides et clairs entre les acteurs.

Pour faire suite à l’article précédent : « Mot d’ordre pour 2014 : ORGANISATION », voici l’exemple de la Ville de Magog qui a décidé d’aller au-delà d’une simple démarche de marketing visant à se positionner ou à faire parler d’elle.

Dans son article : « Pour plus de cohérence dans l’organisation municipale », paru dans la revue URBA de janvier 2014 (page 32), Armand Comeau, directeur général de la Ville de Magog, explique le processus qui a conduit ce qu’il appelle « l’équipe municipale » à faire de Magog une ville « Créative de nature ».

Dans cet exemple, on voit combien il est important d’avoir des valeurs organisationnelles rassembleuses (synonyme de stabilité), ainsi qu’un système de gestion clair et non modulable en fonction de groupes de pression.

En effet, il semble évident que le manque d’organisation entraîne des conséquences désastreuses sur la qualité des services rendus, comme le souligne Armand Comeau :

 …décuplement du nombre de projets, tous plus importants et urgents les uns que les autres (faute d’orientation), (…) travail en silo dans toutes les couches de l’organisation, et, évidemment, (…) une confusion à plusieurs niveaux quant au rôle et aux responsabilités de certaines personnes.

Bref, les actions s’éparpillent, les ressources se divisent (ça coûte cher pour des résultats souvent invisibles) et les acteurs ne comprennent plus vraiment qui fait quoi et où le « bateau s’en va ».

On peut toutefois se demander si cet exercice entrepris par la Ville de Magog, malgré toute sa pertinence, n’aurait pas mérité une étape de coconstruction avec la population afin que la communauté puisse partager les mêmes valeurs.

Peut-être que l’étape de stabilité intérieure est incontournable avant de pouvoir dialoguer avec les autres.

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Il n’y a aucune certitude dans la vie, si on veut réussir il faut donc s’organiser pour mettre le plus de conditions favorables de notre côté (Georges Saint-Pierre).

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