LES DONS PLANIFIÉS, des levées de fonds peu utilisées en développement rural

Inutile de cacher l’évidence, le développement socioéconomique rural dépend des capitaux social et monétaire existants sur un territoire ainsi que de sa capacité à attirer ces ressources.

Il est certain que des actions peuvent être menées sans un des deux capitaux, mais les impacts socioéconomiques réels et durables sont généralement faibles et le développement devient fonction de la conjoncture générale.  Dans ce cas, le territoire, et surtout sa population, ne font que subir.

Dans le cadre de cet article, j’aimerais faire le point sur le capital monétaire du Haut-Saint-François.  Pas celui que le gouvernement nous envoie chaque année et que nous attendons avec impatience pour réaliser des projets, mais bien celui que chaque communauté investit chaque année pour assurer son propre développement.

À ce propos, je constate que quasiment tous les promoteurs investissent le minimum exigible par les aides gouvernementales, soit entre 20% et 25% du coût d’un projet censé assurer leur développement.  À mon sens c’est bien peu d’autant plus que ces aides sont «non remboursables».

Souci d’économies ou manque criant de sommes disponibles ?

Quoiqu’il en soit, on peut se poser la question si nous utilisons vraiment toutes les ressources monétaires disponibles sur notre territoire afin de permettre aux générations futures d’avoir une qualité de vie meilleure que la nôtre.

Je félicite toutes les personnes qui travaillent très fort bénévolement pour faire des levées de fonds sociales du types : souper spaghettis, évènement bénéfice, socio-financement, jeux ou concours télévisés, etc. qui permettent de renforcir notre capital social en créant de la solidarité tout en développant du capital monétaire.

C’est génial, mais peut-on aller un peu plus loin ?

On le sait, notre territoire ne brille pas par les plus hauts revenus par habitant. Par contre, on sait aussi que plusieurs citoyens sont «en moyens» et pourraient contribuer financièrement au développement de leur communauté.

Mais comment ? Telle est la question.

Les dons planifiés permettent à des personnes ayant une tranquillité financière, autant pour elles que pour leurs proches, de faire des dons à des organismes qui ont à cœur l’amélioration de la qualité de vie de leur communauté. Puisqu’il s’agit de dons, il n’y a pas de retours directs. Par contre, le donneur aura certainement l’âme satisfaite d’avoir contribué au développement de sa communauté et un retour d’impôt parfois fort avantageux selon le type de don effectué :

  • le don testamentaire,
  • le don de police d’assurance-vie,
  • la rente de bienfaisance,
  • la fiducie de bienfaisance,
  • le don de valeurs mobilières,
  • le don de titres admissibles,
  • le fonds de dotation, etc.

Chaque type de don correspond à une situation (philosophie, objectif, type d’avoir, succession, contexte fiscal, …) et un besoin (immédiat ou futur) du donneur.

Ainsi, dans cette panoplie de dons, il n’est pas rare de trouver le bon donneur, pour le bon don, au bon organisme et pour la bonne cause.

Tout cela peut apparaître compliqué, mais peut-être qu’unE citoyenNE de votre communauté, ayant une expérience dans le domaine juridique ou fiscal, pourrait vous aider à y voir plus clair vous permettant ainsi d’aborder des personnes nanties afin qu’elles deviennent les généreux mécènes de votre communauté tout en retirant des avantages moraux et monétaires.

Une visite du site «Un héritage à partager» vous permettra d’en connaître plus sur ces formules. De plus, vous pouvez inscrire votre organisme sur le répertoire du site, ce qui vous donnera une visibilité auprès de donateurs québécois ou canadiens. Détails à : info@unheritage.org

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Une réflexion sur “LES DONS PLANIFIÉS, des levées de fonds peu utilisées en développement rural

  1. Bien souvent, les dons de particuliers visent des institutions très précises comme des fondations, des hôpitaux etc…
    Dernièrement à Sain-Côme, un citoyen demeurant dans une résidence a fait un don de 80,000$ au comité Saint-Côme un coeur qui bat.Ce geste en plus d’aider la communauté, se veut aussi un souhait pour sensibiliser les autorités médicales à maintenir des soins en région.
    Dans un autre ordre, il existe plusieurs donateurs immobiliers comme à Sutton et Bolton-est. Certes, ces dons ont fait bénéficié les donneurs d’avantages fiscaux mais il reste que les territoires légués sont d’une qualité écologique remarquable et scrupuleusement régis.
    Neil et Louise Tillotson, mécènes américains ont légué un vaste territoire à la municipalité de St-Herménégilde. De plus, ils ont offert des subventions non seulement aux états unis mais aussi dans la MRC de Coaticook.
    Mais attention, l’histoire nous rappelle que l’implication sociale de gens fortunés peut modifier la structure décisionnelle. Nous n’avons qu’à penser aux cadeaux des puissantes compagnies qui sont souvent le principal employeur. Le mécénat a toujours un prix, peu importe les intentions du donneur. On sera beaucoup moins critique face à des individus en moyen de fournir des fonds pour le développement économique et social.

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