Solidarité, autonomie et créativité

C’est le message envoyé le samedi 20 septembre 2014 aux 150 participants de la journée Regards vers le Haut qui se voulait une journée de rapprochement et d’apprivoisement entre les forces locales et les forces supra locales.

Des forces en marche depuis plusieurs années, mais qui pourraient probablement mieux travailler ensemble. Cependant, mieux travailler ensemble oblige à mieux se connaître et mieux se comprendre afin de s’orienter dans la même direction.

Nous sommes à l’heure de définir collectivement et consensuellement cette direction. Et pour une fois, dans les traditions du développement collectif, j’espère que nous saurons prendre le temps de bien faire cet exercice afin que tous les acteurs puissent y adhérer et s’approprier cette direction. J’espère qu’on ne fera pas cet exercice en quelques demie-journées (quelques consultations et puis s’en vont dans les archives c’est pas long et la routine reprend pour de bon). J’espère qu’on ne fera pas que cumuler tous les intérêts individuels et organisationnels, autant de croyances sur lesquelles on veut miser pour assurer au territoire une prospérité.

À bien y réfléchir, de quoi avons-nous le plus besoin?  À quoi peut ressembler cette prospérité? C’est bien sûr une question qu’il faudra se poser et des réponses convergentes il faudra se donner. De mon côté, j’ai ma petite idée.

Une société en santé n’est-elle pas un objectif souhaité et partagé par l’ensemble des acteurs du Haut-Saint-François? Qui aujourd’hui peut s’élever contre cet objectif?

Une question se pose alors, qu’est-ce qu’une société en santé?

En 1955, Érich Fromm écrivait :

Une société malade est une société qui crée de l’hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l’homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d’avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate

Et si nous faisions du Haut-Saint-François ce territoire sur lequel règne cette solidarité synonyme de respect mutuel et de confiance.

Et si cette solidarité faisait naître chez une grande majorité de citoyens, d’élus et de professionnels le sentiment d’avoir de la valeur parce que chacun aurait un véritable rôle à jouer dans l’amélioration de la qualité de vie actuelle de notre territoire et dans la construction d’un avenir meilleur. On ne parlerait alors plus de bénévolat ou de taxes municipales, mais bien de vivre heureux ensemble par une reconnaissance mutuelle des apports de chacun en fonction de ses capacités.

Et si cet investissement sur notre capital humain créait un regard nouveau sur notre territoire et de nouvelles façons de faire, serions-nous alors plus innovants et pourrions-nous ainsi apporter de véritablement changements tirant notre territoire vers le haut?

Deviendrions-nous alors cette société en santé? J’ai l’intime conviction que oui.

Je n’insisterai jamais assez sur cet enjeu de la mise en valeur de notre capital humain. Nous le faisons très bien dans ce fabuleux projet de Cité-École. Nous l’avons mis comme slogan dans la campagne visant à attirer de nouvelles populations :

Où chacun ajoute sa valeur

Ainsi, mettons la table pour que cette valeur soit mise de l’avant, pour que chacun puisse s’engager dans cette nouvelle ère qui vise à faire du territoire du Haut-Saint-François une société en santé c’est-à-dire solidaire, autonome et créatrice.

 

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