Comprendre ce qui attire les urbains… et les retenir

Si Bernard Vachon n’était pas là il faudrait l’inventer. Son article intitulé : « Pour une installation réussie à la campagne » tire avec talent les grandes lignes sur ce qu’il faut comprendre et savoir pour attirer les urbains, ce que notre Centre local de développement appelle : la rurbanisation.

On retrouve dans cet article, les résultats d’un sondage réalisé en 2009 auprès d’urbains.

Premier chiffre intéressant, 19,5 % des urbains pensent s’installer en ruralité (soit environ 700 000 adultes).

80 % sont attirés par la tranquillité et les grands espaces (la Nature).

Près de 60 % choisiraient une municipalité rurale plutôt qu’une autre pour la disponibilité des services et sa proximité des grands espaces. Seulement 8,6 % feraient leur choix seulement pour le coût d’acquisition d’un terrain ou d’une maison46 % pourrait faire ce choix grâce à la présence d’Internet haute vitesse.

Près de 73 % jugent indispensables des services de santé (hôpital, clinique, CLSC ou pharmacie) et une épicerie.

Il faut surtout comprendre que peu importe la motivation « l’installation à la campagne ne se fait pas en un jour, mais progressivement, (…) c’est un véritable parcours jalonné d’étapes : l’envie, l’idée, le projet, l’installation, l’intégration.

En moyenne, il faut deux ans entre l’idée de partir à la campagne et l’installation effective. Cette durée indicative concerne ceux qui sont dans une démarche de changement professionnel et de changement de vie profond. Une simple « délocalisation » d’activité peut prendre beaucoup moins de temps. »  (…)

L’intégration sociale nécessite, tant de la part des accueillants que des accueillis, de prendre conscience de l’autre, de se rencontrer, pour être capable de vivre ensemble et de faire société.

Les néoruraux contribuent à la reconquête démographique des communautés rurales et à l’injection d’un dynamisme renouvelé tant sur le plan social et culturel qu’économique. Ce mouvement ne peut être négligé. Il faut savoir l’encadrer, lui offrir des structures et des aides pour faciliter l’arrimage entre les candidats au départ et les milieux d’accueil. Ces derniers seront attentifs aux attentes et aux besoins de ceux qui souhaitent poser chez eux leurs valises chargées de rêves, mais aussi de talents et d’idées innovantes. Les nouveaux arrivants verront à s’intégrer et à participer à la vie locale sans bousculer ni chambouler brutalement les façons de faire. Le respect et le dialogue favoriseront les évolutions vers la compréhension mutuelle et la collaboration pour un nouveau « projet rural ».

 

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