Le développement… c’est dans la nature humaine.

Une fois de plus (voir l’article précédent : «Le citoyen engagé au coeur du développement»), Mélanie Chabot, rédactrice en chef de la revue : « Kaléidoscope, le développement collectif dans tous ses états », signe un mot de la rédaction inspirant et inspiré des mots de Paul Prévost, professeur retraité de la faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke.

Quel que soit le niveau politique concerné, le développement, le changement dans la société, est un phénomène profondément humain. /…/

En définitive, ce sont toujours des leaders, des entrepreneurs, des promoteurs, des citoyens engagés, des femmes et des hommes qui se mobilisent, se réseautent et s’associent pour faire face aux turbulences de leur environnement, passer à l’action, puis changer leur réalité. /… /

Le développement collectif, ce n’est pas un objectif précis à atteindre, mais plutôt une quête dont les horizons sont en mouvement, en perpétuelle redéfinition.

Que peut-on retenir de ces mots de Paul Prévost?

Premièrement, quand les citoyens ne font que chialer, notamment sur la qualité des services publics et sur leur compte de taxes, c’est sans doute parce que la gouvernance en place (municipale ou gouvernementale) a fait en sorte de les confiner dans un rôle de citoyen-consommateur et non de citoyen-participant au développement de leur territoire. Quand ça ne fait que chialer, demandez-vous si des espaces d’implication citoyenne existent et s’ils sont l’fun.

Deuxièmement, quand des professionnels du développement et des élus prennent à leur charge le développement territorial sans impliquer les citoyens, sous prétexte que ça ralentit l’atteinte des objectifs, c’est sans doute parce qu’ils comprennent mal ce qu’est le développement collectif, oubliant ainsi que ce qui importe c’est la mise en place de processus permettant aux femmes et aux hommes vivant sur un territoire de se mobiliser en tout temps afin d’agir sur le développement de leur communauté.

Il devient ainsi essentiel que chaque territoire rural offre des espaces d’implication citoyenne. Ces espaces revêtent la forme d’une organisation collective équilibrée, à la fois souple (éloignée de la gestion administrative et légale, à la fois formelle et informelle) et structurée (permettant à tous de s’exprimer, de décider et d’agir de façon consensuelle), car c’est bien dans cet équilibre que l’être humain peut trouver les bases de son épanouissement.

C’est d’ailleurs un peu dans ces termes que la nouvelle Politique nationale de la ruralité a été présentée dernièrement en Abitibi par le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelievre, et la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc, comme le relate Lucie Charest, de l’hebdomadaire La Frontière, dans son article : « Une politique pour les citoyens ruraux ».

Afin de faciliter ce « travailler ensemble » favorisant l’implication citoyenne, toutes les municipalités rurales devraient avoir une équipe de développement non sectorielle (formée d’élus et de citoyens), ainsi qu’un budget de développement, au lieu d’attendre des subventions avant de passer à l’action.

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