Bénévolat et poésie

Les Jeux du Canada, Sherbrooke 2013, sont terminés!  Les bénévoles estriens ont fait un très beau travail!

À l’image du sport, des valeurs d’engagement et de solidarité se sont retrouvées tout au long de ces Jeux chez tous ces citoyens venus en grand nombre (plus de 5 000) afin d’aider leur communauté à relever le défi d’organiser une compétition d’envergure.

Comme vous le savez, le développement du territoire rural québécois passe inévitablement par cette implication citoyenne à relever le défi d’un meilleur avenir socioéconomique.

Ainsi, la question de la motivation à s’impliquer pour sa communauté est centrale : pourquoi les gens s’impliquent pour leur milieu de vie?  Belle et grande question qui sera répondue par la voie de la poésie. Je laisse à Mathieu Lippé (chanteur, slameur, conteur et poète) le soin d’y répondre.

Pourquoi les bénévoles volent comme des oiseaux,

Volent à leurs tâches, volent à leurs travaux

Sans bougonner, sans hésiter, sans faire la face molle,

Sans vouloir être payé, sans désirer ce faire offrir un voyage en gondole ?

Pour quoi les bénévoles quittent leur parasol pour aller travailler ?

Non, mais c’est vrai, il pourrait rester sur leur patio et paresser !

Ben il paraît que c’est parce qu’ils raffolent de l’auréole

Qu’ils reçoivent par l’acte de donner.

À mon avis, ils doivent savoir trouver dans l’offrande

La substance nutritive qui les console

De ne pas être collés sur leur canapé happés par une happy story de la réalitélé.

Je pense qu’ils ont, les bénévoles, la raison intuitive

Que la vie est un mouvement d’échanges

Et qu’ils reçoivent beaucoup à donner,

Dans le sens que recevoir c’est se donner à soi

Et donner c’est se recevoir dans l’autre.

Peut-être que je déraisonne, mais je soupçonne

Qu’il se passe des choses dans le corps des bénévoles.

À mon idée, ils deviennent si t’excités de s’exprimer

Par leur don de soi qu’ils transpirent un genre d’élixir d’entraide.

Je veux dire un alcool généreux qui leur coule de l’envigne d’être utile à la société.

Ils suent un nectar d’humanisme issu d’un puit où chacun, chacune

A déposé les reflets de son soleil, les reflets de sa lune.

L’eau jaillit de leurs mains en mille services,

Et ils s’abreuvent du sourire de ceux qui réussissent,

Et ils suent et leur sueur tombe et mouille la mèche des bombes,

Leurs gouttes de sueurs d’amour glissent sur les tuiles,

Sur le pavé de la communauté comme une eau tellement bonne

Qu’elle donne des ailes à qui en boit.

Voilà pourquoi les bénévoles volent: ils boivent l’eau de l’âme qui rigole.

Leur rire fait sur le lac du temps des caressantes ondes.

Ce ne peut être qu’eux qui sauveront la vie quand il tombera ce monde,

Car ils auront appris que voler ne tient pas de lutter contre la gravité qui gronde,

Mais plutôt de se donner au léger

Qui au fond du cœur toujours abonde.

2 réflexions sur “Bénévolat et poésie

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