Le point sur l’espace rural québécois

Avant de partir en vacances, AVENIRHSF vous laisse sur un dossier spécial de la revue « Urbanité – Été 2013 », intitulé : « La ruralité en mutation » (page 17 à 38).

Ce dossier fait un bilan de l’espace rural québécois de façon assez complète présentant enjeux, défis, différences (autant entre territoires ruraux qu’avec les milieux urbains), outils de développement et quelques exemples de réalisations innovantes; de quoi agrémenter vos connaissances du monde rural québécois avant la sortie d’un prochain article d’AVENIRHSF, vers la fin du mois d’août.

Le fil conducteur de ce dossier demeure que l’espace rural québécois n’est plus conforme à son image traditionnelle d’un territoire principalement agricole et d’une « population d’assistés sociaux vivant aux crochets du reste de la société ». Une dynamique socioéconomique nouvelle est bel et bien installée dans la ruralité québécoise.

En effet, les données statistiques de l’espace rural québécois montrent globalement une nette amélioration de plusieurs indicateurs (démographie, PIB, taux de chômage, taux d’emploi, revenus, etc.) rivalisant désormais avec ceux des milieux urbains.

Cependant, l’espace rural est diversifié et, selon la proximité ou non des milieux urbains, les statistiques varient d’un territoire à l’autre. L’exemple du Haut-Saint-François est révélateur de cette disparité puisque nous savons que nos municipalités proches de Sherbrooke connaissent une forte augmentation de leur population alors que nos municipalités éloignées sont, pour la plupart, en décroissance démographique.

Seul ombre au tableau, quel que soit le territoire rural, « les ruraux demeurent moins scolarisés que les habitants des grandes villes. […] Les milieux ruraux parviennent toujours difficilement à récupérer leurs éléments les plus scolarisés ».

Puisque l’espace rural évolue bien, les journalistes d’Urbanité ont interrogé plusieurs personnalités du monde rural sur les enjeux et défis à venir.

Bernard Vachon souligne plusieurs enjeux au développement rural, dont :

  1. développer les connaissances sur le monde rural afin notamment de se « doter de méthodes appropriées d’intervention »,
  2. développer des infrastructures modernes,
  3. baser le développement local sur la mobilisation et l’utilisation des ressources humaines, naturelles, techniques ou financières de chaque milieu,
  4. rattraper le retard d’expertise des urbanistes dont les approches d’aménagement ne sont pas adaptées aux territoires ruraux.

De son côté, Gaston Plante (retraité du gouvernement du Québec et impliqué dans les dossiers ruraux de 1996 à 2010) retient deux grands défis pour l’avenir rural :

  1. « Continuer à se donner des organisations communautaires résilientes aptes à intervenir, peu importe les contextes et les changements qui se présentent ».
  2. « Se souvenir que dans les milieux faiblement habités, il faut penser à préparer une relève dont l’engagement se fera sentir sur le leadership, le bénévolat et dans l’entrepreneuriat individuel et collectif ».

Finalement, quatre exemples (la banque de terres agricoles dans Brome-Missisquoi, la Contrée en montagnes dans Bellechasse, le Bois Énergie Matapédia et Saint-Joachim-de-Shefford), démontrent que l’espace rural est capable d’innovation et de prise en main de son développement à condition de se baser sur la participation des gens du milieu (citoyens et élus), la coopération et la priorisation dans l’action.

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Cet article était le 201e de ce Blogue. Merci de votre assiduité!  Bonnes vacances ou bon retour!

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