Une nouvelle économie pour occuper tous les territoires ruraux?

Le troc fût la première activité économique sur Terre et il n’a jamais cessé d’exister, prenant plus ou moins de place selon les périodes (absence d’unité monétaire, crises, guerres, etc.).

La crise de 2008 semble lui avoir donné un regain de vie, c’est ce que révèle l’article de Gabrielle Duchaine paru dans la Presse.ca intitulé : « Le troc a la cote ».

Alors que le troc ne se faisait qu’entre citoyens, ce retour en force se fait aussi avec des entrepreneurs et notamment des travailleurs autonomes. Par exemple, en 15 ans, la Banque d’échanges communautaires de services a atteint 140 membres dont plusieurs petites entreprises de secteurs variés comme l’infographie, la massothérapie, la coiffure, la traduction, etc. Le but de cet organisme est d’attirer tous les corps de métiers.

Dans le même sens, le JEU (Jardin d’échange universel) est une forme de troc dans lequel les participants échangent des biens ou des services contre des points.

Dans un article précédent intitulé : « La crise économique en aide aux milieux ruraux », le cas d’un petit village espagnol démontrait comment une nouvelle économie basée sur le troc pouvait revitaliser une communauté.

Selon l’économiste Ianic Marcil, le troc a ses limites et il restera marginal, mais le JEU est moins limité, car il repose sur un système de points comparable à de la monnaie.

Deux autres systèmes intéressants sont actifs au Québec: L’accorderie et les Fabs labs (fabrication laboratories).

L’accorderie existe depuis 10 ans, (voir un article précédent intitulé :  Le troc, une autre forme d’économie). Ce système est basé sur l’échange d’heures de services entre membres. Par exemple, un membre peut échanger 2 heures de coupe de cheveux contre 2 heures de réparation de véhicule. Il n’y a pas d’échelle de valeurs entre les services, une heure en vaut une autre.

Les Fabs labs sont nés, il y a une quinzaine d’années au MIT (Massachusetts Institut of Technologie) sur le principe du partage d’équipements technologiques. Ce système permet aujourd’hui à des citoyens de créer gratuitement des objets utiles pour leur communauté. Une sorte de Cuisine collective high-tech favorisant la créativité et la fibre entrepreneuriale de la communauté. Le premier Fab Lab québécois est né en 2011.

L’occupation de l’ensemble du territoire rural québécois passerait-elle aussi par ces systèmes basés sur des valeurs communautaires et qui semblent en séduire plus d’un?

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