SOS bénévoles, c’est aussi ça le développement.

Le Regroupement des organismes communautaires du Témiscamingue constate qu’il y a de moins en moins de bénévoles dans leur région. C’est ce qu’on apprend dans un reportage de Radio-Canada intitulé: « Les bénévoles, une denrée rare ».

Je suis certain que la grande majorité des régions rurales du Québec peuvent faire les mêmes constats. Comment en sommes-nous arrivés là?

Mon instinct me dit que la réponse tourne autour de trois mots: leadership partagé, plaisir et épanouissement.

Quand je lis le titre du reportage « Les bénévoles, une denrée rare », je ne peux que sursauter. Si les bénévoles sont relégués à un rôle de marchandises c’est qu’il y a une distance qui s’est créée entre le besoin de bénévoles et le citoyen.

La plupart du temps, ce sont les organismes coordonnés et gérés par des conseils d’administration et des gestionnaires qui lancent ces SOS.  Ces organismes ont besoin des bénévoles pour réaliser LEUR mission. Les bénévoles ne sont alors que des exécutants aux ordres d’une structure bien établie et souvent figée.

Peuvent-ils réellement s’épanouir et avoir du plaisir dans le petit rôle qu’on veut bien leur donner et dans une mission parfois floue ou moins sexy que toute autre activité disponible? Peuvent-ils vraiment avoir l’impression de « laisser leur trace » dans leur communauté (source de motivation)?

Quand on demande aux bénévoles de simplement exécuter des tâches dans le cadre d’un projet, leur action sera toujours ponctuelle et rarement durable. Ils viendront seulement donner un coup de main de temps en temps, quand ils auront le temps, c’est-à-dire s’il n’y a pas de programmes intéressants à la TV (lol).

Pour conserver et attirer des bénévoles, il faut faire l’effort de mettre en place des espaces leur permettant d’« être en projet » permanent plutôt que de « faire des projets » ponctuels.

« Être en projet » de façon permanente permet le développement de la fibre entrepreneuriale propice à la créativité et l’innovation.  Pour « être en projet » encore faut-il que tous acceptent un partage du leadership.

À cet égard, la Coop de solidarité des artisans de Lingwick  et la Cité-École de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent nous montrent la voie. De beaux exemples de leadership partagé dans lesquels les bénévoles s’impliquent avec énergie et plaisir peu importe l’âge.

C’est grâce à des espaces de créativité collectifs permettant aux citoyens de se dépasser dans des projets d’avenir plus grand qu’eux (amélioration de la qualité de vie dans leur communauté) que les cris de SOS vont cesser.

Une réflexion sur “SOS bénévoles, c’est aussi ça le développement.

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