Points communs entre J.O et D.C

Étant donné que les Jeux Olympiques (J.O) ne sont pas terminés puisque Londres accueille les Jeux paralympiques jusqu’au 9 septembre, je me permets cette comparaison entre le sport de compétition et le développement des communautés (D.C).

A priori, il s’agit de 2 univers bien distincts. Malgré tout, quand on y regarde de plus près, le sport est un bel outil favorisant le développement des communautés puisqu’il est rassembleur, créateur de liens sociaux, mobilisateur et pouvant occasionner de belles retombées économiques (évènements sportifs internationaux ou nationaux). De plus, il favorise le sentiment d’appartenance et la fierté d’une communauté autour de ses athlètes ou de ses équipes.

En plus d’être un bel outil pour le D.C, le sport de compétition transporte des valeurs et des façons de faire identiques : l’atteinte d’objectifs réalistes, la détermination et l’organisation.

L’atteinte d’objectifs réalistes

Les objectifs sont à la base du développement autant de l’athlète que de la communauté, mais ces objectifs doivent varier en fonction de l’expérience acquise.

Pour certains athlètes, le simple fait d’être qualifiés pour représenter leurs pays est une première consécration importante, alors que d’autres, plus expérimentés, visent une médaille d’or, rien de moins.

En D.C, c’est la même chose. Une communauté qui commence à prendre en main son développement ne peut pas espérer avoir des retombées importantes et à court terme, à moins de circonstances exceptionnelles. Pour certaines communautés, le simple fait de réaliser un projet de développement, même non planifié, mais suscitant une forte mobilisation locale autant des élus que des citoyens est déjà une première étape importante à atteindre. Pour d’autres communautés plus expérimentées, l’élaboration d’un plan de développement cohérent avec des priorités annuelles élaborées et réalisées grâce à une participation de la population et des organismes de développement démontre une gouvernance démocratique locale bien structurée et participative qui permettra d’obtenir de plus grandes retombées lors de la réalisation de projets.

La détermination

Au-delà des objectifs réalistes à plus ou moins long terme, il y a l’envie, la volonté, voir l’obstination d’atteindre un rêve. Que ce soit le rêve individuel d’un athlète ou la vision collective d’une communauté, il y a là un point commun : la détermination. C’est cette force qui conduit à faire des efforts supérieurs, à se dépasser quand ça ne va pas, à ne pas reculer devant l’adversité.

Le sport de compétition et le développement des communautés ne sont pas de longs fleuves tranquilles. Dans les deux cas, il faut être très motivé pour avancer, pour atteindre ses objectifs, et ne pas avoir peur de faire des efforts en tout temps « dans le pire comme dans le meilleur« .

L’organisation

Autant l’athlète que la communauté doivent être organisés pour atteindre leurs objectifs. Tous les deux doivent être préparés. L’improvisation, le manque de cohérence et de structures pour accompagner le travail de préparation ne sont pas les meilleurs amis de l’efficacité et des résultats.

Si l’athlète doit s’entourer d’experts en conditionnement physique, en nutrition, en psychologie, et, d’équipements adaptés à sa performance, la communauté doit, elle aussi, savoir bien s’entourer et se construire des mécanismes internes de réflexion et de prise de décision participatifs, comme le souligne Luc Bisson dans son étude sur la gouvernance partenariale (voir l’article précédent: « Des chercheurs au service des communautés rurales« ).

Mais, une fois de plus, malgré les meilleurs experts, les meilleurs équipements et les meilleurs mécanismes de préparation, sans détermination et vision future bien claire, les objectifs seront rarement atteints.

Et l’argent, me direz-vous  ?

Et oui, on n’y échappe pas, l’athlète et la communauté ont tous les deux besoin de soutien financier pour atteindre leurs objectifs, et, pour les deux, il existe des fonds privés (entreprises, gens d’affaires, fondations, familles fortunées, …), des fonds publics (programmes gouvernementaux sectoriels) et des levées de fonds (l’athlète ou la communauté organisent des actions permettant d’obtenir des revenus).

Mais, ai-je encore besoin de le préciser, ces fonds peuvent être disponibles à condition de démontrer tout son sérieux (investissement en temps et argent, objectifs, organisation, plan, résultats déjà atteints, etc.) et sa détermination, car on mise rarement sur les mauvais chevaux…de course.

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