Urbains, rurbains et ruraux: entre synergies et tensions

Une bonne partie de la ruralité québécoise a notamment besoin de l’arrivée de nouveaux citoyens pour compenser les pertes démographiques dues à l’exode des jeunes et des aînés.

On sait par contre que la cohabitation entre les néo-ruraux (en provenance de la ville: les urbains) et les ruraux (les natifs ou les souches) ne se fait pas sans tension.

Dans l’article « Le débarquement des néo-ruraux » paru dans le Soleil du 21 juillet dernier, plusieurs chercheurs se sont intéressés à cette cohabitation.

Si de belles collaborations existent entre les deux groupes pour développer le secteur culturel et démarrer certains services manquants, des tensions persistent. On ne cache pas que l’arrivée de néo-ruraux crée une pression inflationniste sur les terrains et les maisons ce qui irrite les natifs. Mais, dans d’autres cas, la tension existe là où on s’y attend le moins.

En effet, la plupart des néo-ruraux recherchent la tranquillité, la nature et la sécurité de la campagne alors que certains élus de villages n’hésitent pas à détruire un peu de nature pour pouvoir développer leur milieu. Les néo-ruraux se dressent alors en protecteurs du patrimoine paysager.

Et les rurbains alors…

Des chercheurs se sont penchés sur les catégories de néo-ruraux distinguant les urbains des rurbains. Si les urbains viennent des grandes villes pour s’installer en campagne, les rurbains viennent des campagnes et font le compromis de s’installer en banlieue lointaine parce qu’ils ne veulent pas vivre en ville, et qu’ils n’ont pas trouvé de travail dans leur campagne éloignée.

On peut ainsi s’attendre à des comportements différents entre ces deux groupes de néo-ruraux.

Il apparaît ainsi que toute stratégie d’attrait de nouvelles populations en milieu rural doit tenir compte d’un ensemble d’éléments: différentes catégories de néo-ruraux (voir un article précédent intitulé: « Sur quoi agir pour mieux attirer« ), dynamiques citoyennes, capacité à offrir des opportunités de revenus, etc. Une stratégie qui ne tiendrait pas compte de ces éléments risque fort de ne pas être efficace.

2 réflexions sur “Urbains, rurbains et ruraux: entre synergies et tensions

  1. Pingback: Les développements résidentiels ruraux…pas comme à la ville ? « Avenir Haut-Saint-François

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