Un petit problème d’entrepreneurship ?

Le Québec aurait-il un petit problème d’entrepreneurship ? 

Selon une étude récemment publiée par le MDEIE et analysée par Serge Therrien et Alain Castonguay, OUI !  La question qui se pose est: POURQUOI ? 

L’émission « L’Après-midi porte conseil » de la radio de Radio Canada (écouter la zone audio-video), diffusée le 10 mai dernier, donne quelques réponses.

Tout d’abord, il est important de définir ce qu’est l’entrepreneurship.  Après quelques lectures, voici mon résumé: 

C’est avant tout un état d’esprit qui consiste à transformer les idées en actions concrètes créant une plus-value économique ou sociale

Ensuite, il faut se questionner sur les freins limitant cet état d’esprit au Québec, en voici une série issue des échanges durant l’émission:

  • Les Québécois auraient un rapport difficile à l’argent, faire de l’argent, c’est mal.
  • Au Québec, échouer est mal vu, limitant ainsi la détermination pour franchir les obstacles.
  • Les Québécois feraient un lien entre malhonnêteté et entrepreneur.
  • Les Québécois ont longtemps été exclus des réseaux d’affaires (historiquement)
  • La population québécoise vieillit plus vite que celle des autres provinces. On sait que ce sont surtout les moins de 35 ans qui partent en affaires.
  • Le goût du risque est moins présent chez les québécois (même quand il démarre une entreprise, le québécois hésitera à risquer son propre capital).
  • Les Québécois auraient moins les moyens financiers d’investir dans des projets.
  • La société québécoise serait moins soumise à l’adversité sociale et économique. Les québécois auraient-ils moins besoin d’innover pour vivre confortablement ?

D’un autre côté, les intervenants de cette émission soulignent que le Québec est fort dans les actions collectives et sociales (OBNL, coopératives, économie sociale, …). Or, ces domaines exigent un fort esprit d’entrepreneurship. 

Mais alors, si le Québec est fort dans le développement communautaire comment se fait-il que plusieurs villages ruraux peinent encore à se mobiliser, à prendre en main leur avenir, à sortir de la dévitalisation, à mener des projets d’impact sur leur développement ?

Pour l’avoir déjà mentionné dans un article précédent, l’entrepreneurship est indispensable au développement de nos villages ruraux. Il ne s’agit pas de parler de profits, de relations d’affaires, ou d’entreprises, mais simplement de compétences entrepreneuriales que l’on retrouve dans un article de Stéphane Jacquet « Le métier d’entrepreneur: des compétences à développer, acquérir et maîtriser« . Voici certaines de ces compétences qui sont transférables et essentielles au développement de nos villages.

  • Manager et susciter l’adhésion (mobilisation)
  • Avoir une vision stratégique
  • Détecter les opportunités
  • Innover
  • Formaliser un plan de développement
  • Impulser une organisation
  • Planifier les actions
  • Persévérer

La bonne nouvelle est que ces compétences se développent, s’acquièrent et se maîtrisent…encore faut-il avoir envie de jouer son rôle dans la communauté, avoir confiance en soi et en l’avenir.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s