L’économie sociale et le dynamisme local au coeur de la vitalité rurale

La récente consultation sur la «Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires» a permis un bon débat sur notre vision du développement des régions, des territoires et des communautés qui forment le Québec. (Le Soleil, 9 mars 2012, rubrique Point de vue).

Si certains préfèrent s’en remettre aux lois du marché et ainsi risquer la fermeture de plusieurs municipalités québécoises (une approche d’experts économiques fondée sur le capital); d’autres prônent un développement qui réponde aux besoins des populations qui habitent ces territoires, en privilégiant une approche inclusive de participation de tous les acteurs socio-économiques (citoyens, élus et professionnels du développement).

Patrick Duguay et Nancy Neamtan, du Chantier de l’économie sociale, mentionnnent que la solution est entre ces deux mondes, dans l’économie sociale:

L’économie sociale est fondamentalement le résultat de l’action citoyenne au coeur de l’économie. Dans toutes les régions du Québec, il y a des centaines d’exemples de projets et d’entreprises d’économie sociale qui ont permis de redonner vie à des villages …

L’entrepreneuriat collectif se développe d’abord en réponse aux besoins spécifiques des communautés dans de multiples secteurs: loisirs et tourisme, arts et culture, services aux familles et aux aînés, habitation communautaire, foresterie et environnement, agroalimentaire, médias communautaires…

Si l’économie sociale semble être la solution pour les milieux ruraux, qui ne doivent plus attendre après l’entreprise privée ou le gouvernement pour se développer, il reste que cette prise en charge citoyenne de l’économie locale ne peut se faire sans réunir les conditions locales pour mettre les territoires en état de se développer et de produire.

Bernard Vachon décrit très bien cette étape fondamentale dans son article, paru dans Le Soleil du 17 mars 2012. Il mentionne, en effet, qu’il est essentiel de mener des interventions, en amont de l’acte économique, permettant :

  • d’établir la confiance en l’avenir de son milieu
  • de consolider l’appartenance à son territoire
  • de raffermir l’identité culturelle
  • de rehausser la volonté et la capacité individuelle et collective d’agir
  • de permettre l’éclosion de vocations de leaders locaux
  • de faire émerger des porteurs de projets les pieds bien ancrés dans leur milieu

Il n’y a pas de territoires sans avenir, il n’y a que des territoires sans projets. Le désir de campagne est porteur d’opportunités de développement et producteur d’avenir. La force des projets est le principal levier pour changer la dynamique des communautés rurales. Dans toutes les histoires de projets réussis, on retrouve des hommes et des femmes imprégnés de valeurs essentielles, comme :

  • la ténacité
  • la confiance
  • le travail
  • le plaisir des liens solidaires

Plutôt d’espérer un projet de société dicté d’en haut, peut-être vaut-il mieux croire à une société de projets décentralisée et modulée aux spécificités locales.

Une réflexion sur “L’économie sociale et le dynamisme local au coeur de la vitalité rurale

  1. bon article qui démontre bien les tiraillements existants dans les milieux ruraux quand les visions de développement se contredisent ou s’opposent divisant ainsi les acteurs en les conduisant dans l’immobilisme.

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