Une certification « Artisan » pour des produits ruraux

Il y a trois ans, le Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) a mandaté Normand Bourgault (chercheur à l’Université du Québec en Outaouais) afin de trouver des moyens pour faciliter la mise en marché des produits fabriqués dans les régions rurales québécoises.

Il y a plusieurs décennies, les artisans ruraux vendaient leurs produits localement car il y avait un marché relativement captif.  En toute logique, à cause des coûts de transport, ça coûtait plus cher de faire venir des produits d’ailleurs que de les acheter localement.  Aujourd’hui, c’est le contraire. Le développement des grandes centrales de distribution, ramifiant l’ensemble des territoires (volumes d’affaire), et l’ouverture sur le monde extérieur (mondialisation), ne permettent plus (ou presque plus) aux artisans ruraux de vendre localement (problèmes de référencement des produits dans les grands centrales d’achat).

Or les artisans ruraux représentent non seulement une tradition culturelle à conserver, mais surtout une économie locale non négligeable.

Pour aider les artisans ruraux, et l’économie rurale, le groupe de recherche de Normand Bourgault a déposé un rapport qui contient 13 recommandations regroupées dans quatre catégories:

  • Élaboration d’une politique nationale de l’artisan favorisant le regroupement d’artisans et leur permettant d’utiliser une appellation « Artisan » afin de les démarquer des produits industriels nationaux ou étrangers.
  • Création d’une étiquette « produits de proximité » ciblant des produits réalisés à 100% dans un rayon de 150 km du lieu de vente.
  • Élaboration de règles de transparence dans la grande distribution obligeant les distributeurs à démontrer clairement et concrètement comment ils parviennent à favoriser l’achat des produits locaux plutôt que de simplement l’affirmer dans leurs publicités.
  • Création d’une appellation réservée à la distribution québécoise permettant de reconnaître publiquement les lieux de vente qui font de vrais efforts envers les produits locaux.

Bien sûr, il s’agit là de recommandations qui devront faire du chemin auprès des instances gouvernementales. Déjà, le MAMROT dans le cadre le la Politique nationale de la ruralité 2007-2014 favorise les produits de spécialité, est-ce que ce ministère passera à la vitesse supérieure en 2015 ?

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