Les bénévoles: la richesse rurale

On peut se demander pourquoi certaines communautés rurales réussissent mieux que d’autres, pourquoi elles sont plus vivantes ou dynamiques que d’autres, malgré un environnement identique (mêmes défis, mêmes enjeux).

Une des réponses se trouve certainement dans le bénévolat local. Des citoyens et des citoyennes, des jeunes et des plus âgés, qui s’impliquent dans leur milieu de vie pour éviter sa dévitalisation.

Que ce soit pour les loisirs, l’administration municipale, le développement socioéconomique, les communications, certains commerces et services, l’environnement, la solidarité, la culture, l’économie, etc., le bénévolat demeure la pierre angulaire de la vitalité des milieux ruraux. La région des Laurentides a d’ailleurs réalisé un vidéo amusant sur l’importance de l’implication citoyenne et notamment celle des jeunes de 16 à 24 ans.

Bien sûr, comme toute pierre angulaire, seule elle ne suffit pas, encore faut-il que ce bénévolat soit organisé pour servir efficacement la communauté.

Ce dernier aspect a justement été l’objet d’une recherche d’un groupe de l’Université du Québec à Trois-Rivières, dont les grandes lignes sont présentées par le Bulletin de l’Observatoire québécois du loisir dans le volume intitulé : « Bénévolats nouveaux, approches nouvelles » .

L’étude révèle notamment qu’il y a deux types de bénévoles : les TLM (toujours les mêmes) qui s’impliquent toujours dans tout et de façon régulière, et, les TP (temps partiel) qui s’impliquent ponctuellement selon la cause, mais surtout en fonction du réseau social créé. Les résultats d’une étude « Cap sur les jeunes bénévoles » en arrivait aux mêmes conclusions.

Pour toutes les organisations rurales (structures légalement constituées, comités ad hoc, groupe de travail, etc…) faisant appel aux bénévoles, il devient incontournable de bien saisir ces deux réalités car les TLM sont définitivement en déclin. Nous vivons en effet une transition entre deux groupes: les classiques (TLM) et les modernes (TP). Si les classiques avaient le don de soi facile car leur cause principale était la cause commune, les modernes recherchent le plaisir, la reconnaissance et l’utilité directe.  

Après tout, les causes actuelles sont assez nombreuses et concurrentes qu’on ne peut pas en vouloir au TP de se concentrer sur leur plaisir. Tant qu’à s’impliquer, puisque toutes les causes sont bonnes, autant avoir du fun !!!!

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