Entreprendre ensemble, la base du dynamisme des communautés

Lors du dernier colloque estrien sur les innovations sociales territoriales qui se déroulait du 3 au 6 octobre à St-Camille, Sherbrooke et East Angus, je n’étais pas peu fier d’appartenir au groupe d’acteurs du développement du Haut-Saint-François. En effet, deux initiatives de notre territoire servaient d’exemples pour illustrer le thème du colloque : la Coop des artisans de Lingwick et la Cité-École de la polyvalente Louis-St-Laurent.  Bravo à eux pour cette belle visibilité régionale du Haut-Saint-François !

Entre autres, ce colloque a mis de l’avant des déterminants incontournables (clés de réussite) pour assurer le développement des communautés. Ces déterminants sont issus des capacités et des attitudes humaines autant individuelles que collectives. Soulignons, par exemples :

  • une prise de conscience que le développement appartient à la communauté et qu’elle a le pouvoir d’agir dessus;
  • la confiance en soi en tant qu’individu et que collectivité (la confiance en l’avenir est une source de créativité et d’innovation);
  • l’identité territoriale qui cimente les relations individuelles, crée de la solidarité, de l’entraide, un sentiment d’appartenance et de fierté qui motive et mobilise;
  • un leadership fort individuel, collectif et partagé;
  • une participation citoyenne omni présente (épaulement collectif);
  • une concertation des actions (cibler les interventions dans un même but collectif à atteindre ensemble localement et territorialement);
  • un transfert des savoirs au sein de la communauté pour que tous les acteurs puissent jouer leur rôle;
  • une gouvernance qui inspire la confiance par des décisions transparentes tout en prenant part aux actions de développement;
  • etc.

En analysant ces déterminants, je suis tenté de les regrouper sous une seule capacité : la capacité d’entreprendre collectivement.

Et, par conséquent, je suis tenté de dire qu’au plus une communauté sera pourvu d’individus ayant la capacité d’entreprendre ensemble, plus cette communauté sera dynamique.

Puisqu’il n’y a pas de différence entre la capacité d’entreprendre individuellement et la capacité d’entreprendre collectivement (c’est en effet la même capacité, il n’y a que les objectifs qui changent), pourquoi ne pas voir le développement des communautés comme une entreprise collective dans laquelle chaque acteur (citoyen corporatif et individuel, élu, et professionnel du développement) est à la fois propriétaire-investisseur, travailleur et consommateur ?

Pour pouvoir entreprendre collectivement, chaque acteur doit jouer trois rôles à la fois, entraînant, pour chacun, deux responsabilités et un gain.

  • La responsabilité (en tant que propriétaire-investisseur) d’investir sa réflexion à la création du bien-être collectif de sa communauté;
  • La responsabilité (en tant que travailleur bénévole ou non) de participer par son temps ou son argent à la création de ce bien-être collectif;
  • Le plaisir (en tant que consommateur) de profiter du bien-être collectif créé.

La communauté devient alors une sorte de coopérative dont le mandat est de fournir à ses membres (citoyens, élus et professionnels du développement) qui sont tous propriétaires-investisseurs, travailleurs et consommateurs, un endroit où il fait bon vivre (le bien-être collectif). Tous les acteurs sont responsables des actions de développement, mais aussi tous bénéficiaires des résultats.

Le défi est de mettre en place les mécanismes opérationnels (de la réflexion à l’action)permettant à chaque acteur de jouer ses trois rôles au bon moment afin d’atteindre les objectifs fixés par l’ensemble des acteurs eux-mêmes.

Voici un lien vidéo expliquant un modèle coopératif québécois: la coopérative de travailleurs actionnaires (CTA), qui permet notamment de facilité la relève dans les PME. J’attire particulièrement votre attention à partir de la 2″10 minute et jusqu’à la 5″00; le spécialiste explique les avantages de ce modèle dont une meilleure productivité et un plus grand succès grâce au sentiment d’appartenance et au leadership collectif.

Le Québec est une terre fertile pour l’entrepreneuriat collectif, qu’attendons-nous pour développer nos communautés de la même façon que nous avons réussi à développer nos coopératives ?  Utilisons les mêmes ingrédients et misons avant tout sur une culture d’entreprise (de communauté) forte et rassembleuse capable de relever tous les défis !

Une réflexion sur “Entreprendre ensemble, la base du dynamisme des communautés

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